Playlist #2 // Ce que vous allez écouter en août

Un peu en retard mais la voici, la playlist du mois d’août!

L’été provoque chez nous une forte envie de chiller, comme vous pourrez le constater avec les premiers titres de la playlist, mais on promet que la suite vous fera bouger vos cheveux en rythme.

Vous êtes prévenus.

Habibi – Siin

Early Ghost – Now I Always Wonder If I Like It

The Fresh & Onlys – Garbage Collector

Sonny & Sunsets – She Plays Yoyo With My Mind

Holy Wave – Night Tripper

Dead Ghosts – Rocky Said

Gorgeous Bully – Couldn’t Keep It To Myself

Corners – The Spaceship

Las Rosas – Black Cherry

Best Friends – Dr. Mario

Sic Alps – Cement Surfboard

Eureka California – Twin Cities

Spring King – City

Wildmen – 20.000 $

Thee Oh Sees – Meat Step Lively

Love – Alone Again Or

Crédit photo : Hedi Slimane

Chayma & Lucie

Interview #1 // Velvet Morning

C’est dans le jardin du Lock Tavern à Camden que je rencontre Samuel Jones, et m’installe pour discuter. Il a cette attitude décomplexée. Grand gaillard aux cheveux longs ramassés derrière les oreilles, habillé d’un pantalon loose, il incarne la décontraction même. Installé à Leigh-on-Sea en périphérie de Londres, il va et vient dans l’Angleterre accompagné de ses amis John Kirkwood à la basse, Luke Elgar à la guitare et Chirs Richardson à la batterie. Devant son public, le regard au loin et plein de nonchalance, il envahit la pièce de son chant lascif. Il a cette manière de délivrer sa musique justement et avec un naturel impressionnant. Le son du Velvet Morning m’évoque ce mélange de psychédélisme apaisant à la Brian Jonestown Massacre période Anemone et l’étrangeté de Connan Mockasin. Comme du coton duveteux que l’on effrite doucement, leur son est atmosphérique et opiacé. Autodidacte, il compose lui-même ces sons, écrit les paroles et créer l’univers du groupe. « Velvet Morning » est une expression qui désigne le fait d’être encore défoncé le lendemain de la prise de drogue mais rappelle aussi le Sunday Morning du Velvet Underground and Nico dont Sam a d’ailleurs le symbole -la banane designée par Andy Wharol- gravé sur son avant-bras. Dans cet entretien il répond à nos question sur la musique de manière générale ainsi que sur ses expériences personnelles.

Le Velvet Morning : Je définirais ma musique comme du ryhtm’n’blues groovy aéerien et doucereux.

 

Les influences : Je suis inspiré par des artistes qui ont une réelle identité. J’aime l’idée de la création de quelque chose qui représente son créateur. Nous avons partagé la scène avec Holy Wave, un groupe que j’aime beaucoup. Nous avons aussi joué avec Tomorrows Tulips, Theo Verney et les Telescopes. Généralement j’ai hâte de les voir jouer après que nous ayons assuré la première partie. Le Velvet Underground est sans doute mon groupe préféré. Je pense que ce serait stupide de ma part de dire que je n’ai été aucunement influencé puisque que j’écoute beaucoup de musique. J’aime les sons qui te transportent sans avoir à prendre de drogues comme la musique psychédélique.

 


Les paroles : Quand il s’agit d’écrire je n’ai pas vraiment de thèmes. Je me trimballais avec un carnet pendant deux mois et durant cette période je me suis rendu compte que j’écrivais beaucoup sur les mêmes choses : le chômage ou des fictions un peu naïves. Je ne pense pas beaucoup quand il s’agit des paroles, si tu y penses trop ça rend souvent pas terrible. J’ai remarqué que des caricatures de personnes que je connais reviennent souvent dans ce que je produis. Je pense que le comportement des gens m’inspire.

 

La scène : La première fois que j’ai joué j’avais 16 ans et j’étais terrorisé alors que je jouais pour 10 de mes amis. À présent je ne suis plus vraiment nerveux, je m’oublie un peu et jouer sur scène est devenu vraiment plaisant.

Le futur : Nous jouons depuis un an et demi. Nous aimons jouer et tant que nous apprécierons écrire et que nous serons inspirés nous continuerons. Nous avons joué des dates extraordinaires comparé à ce que nous avions eu l’occasion de faire quelques années au paravant… Nous nous en sommes bien sorti en peu de temps. Il n’y a plus vraiment d’argent dans la musique de toute manière. Devenir un très grand nom en tête d’affiche des festivals est vraiment bizarre, je ne comprends pas vraiment comment ça arrive aux gens et ça ne nous arrivera jamais je pense.

 

La musique commerciale : Certains m’ont dit que le nouvel album de Drake est bien… Je n’écoute pas vraiment ce genre de musique commerciale. Je n’en ai vraiment rien à foutre de Rihanna mais peu importe ce que tu aimes, je m’en fiche un peu. Par contre il y a un groupe que j’écoute depuis que j’ai l’âge de 8 ans et que j’écoute toujours c’est Gorillaz. C’était mon premier album.

 

La presse musicale : Je pense que tous les mecs du New Musical Express sont des idiots finis. On leur dit sur quoi écrire et ils n’écrivent jamais sur ce qu’ils aiment vraiment. C’est pour ça que j’aime ce qui vient de chez Burger Records, généralement la presse musicale anglaise n’en parle pas beaucoup. Ce qui compte le plus pour moi c’est mon opinion d’un disque donc je ne lis jamais les critiques sauf peut-être, celles qui sont faites sur mon groupe. J’aime bien Clash par contre, ils écrivent bien. Beaucoup des gens qui ont écrit sur nous sont là à dire « ils sonnent comme ça, ça et ça ». Je préférerais que quelqu’un en parle différemment. J’aimerais plus pouvoir lire une critique qui accorde de l’importance à la texture, au rythme et à la production.

Retrouvez le premier album de Velvet Morning, Gorilla ICI. Quant à leur deuxième album il est en cours de finition il faudra encore attendre quelques mois.

Chayma Mehenna

Is tropical revient avec un road trip musical singulier

     Ce quatuor pop anglais est l’un de ces groupes lancés par Myspace avant que le réseau social ne s’éteigne doucement. Après avoir été produit par Al O’Connell, membre des Klaxons et été pris sous les ailes du label Kitsuné – qui avait d’ailleurs reçu une lettre de Monsieur Kanye West lui-même pour les féliciter – Is tropical annonce l’année dernière la construction d’un projet spécial avec une idée tout à fait originale. Leur concept, transcendant le processus de création habituel, est simple : un vinyle par continent, chacun étant un hommage à son lieu de naissance, le tout fusionné en une œuvre d’art unique. Leur motivation étant de rendre l’album accessible partout, quelque soit la localisation du pays ou la taille de la ville, par sa diffusion via des réseaux locaux inspirés par le projet.

     Le commencement de ce qui sera leur troisième album Black Anything, qui s’annonce donc en cinq parties prend racine à Brooklyn. Gary Barber, Simon Milner et Dom Apa ont intégré à leur formation initiale Kirstie Fleck, qui avait déjà contribué à leur chanson phare Dancing Anymore. Cet ensemble est signé par le label Axis Mundi géré notamment par Luke Smith (qui a déjà produit entre autres Fools et Depeche Mode). La première partie ‘Crawl’ / ‘On My Way’ est sortie en décembre 2014 tandis que le 20 avril dernier apparaissait la deuxième ‘Cruise Control’ / ‘Say’ révélant une electro-pop-indie fraiche et pure tantôt atmosphérique tantôt dance. Vus sur scène en mars à Hackney (Londres) au Shapes, la bande a su transmettre au public une légèreté radieuse et une dynamique qui l’a embarqué dans un état d’euphorie juvénile certain.

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Chayma Mehenna

Eerie Wanda, ondulation gracieuse

 

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Eerie Wanda vient des Pays-Bas. Marina Tadic écrit les chansons, chante et joue de la guitare et s’est entourée du guitariste Bram Vervaet (assis à sa gauche), du bassiste aussi producteur de l’album, Jasper Verhulst (gauche) et du batteur Nic Niggebrugge (droite)- ces deux derniers étant actuellement en tournée avec Jacco Gardner, prodige du psychédélisme. Il est difficile de trouver des informations sur internet sur ces hollandais dû à la formation récente du groupe qui a malgré cela déjà tourné avec Allah-Las partout en Europe cette année. L’album encore en préparation, sans doute prévu pour Septembre, regorge d’une pop-folk lo-fi sensuelle et nostalgique. Leurs sons sont comme des photos en sépia qui s’apparentent à des rêves suaves mais rappellent parfois aussi la dynamique juvénile et aérienne de Buddy Holly. Eerie Wanda c’est également la délicatesse de belles mélodies chaudes et douces influencées notamment par la beauté des capricieuses complaintes de Nico et du Velvet Underground (After Hours (avec Moe Tucker), Sticking with you, These days …).

 

Still As The Night est un énorme coup de coeur. Écoutée en boucle depuis sa découverte cette ballade planante opiacée compte un duo vocal effacé et éthéré et est ponctuée par un riff de guitare rythmé addictif. À ne pas rater!

Chayma Mehenna

This Is Not A Love Song ’15 // Jour 3

     The last but not the least, c’est le dernier jour du festival mais on sait pourquoi on est là! On trépigne d’avance à l’idée de (re)voir Interpol, Allah Las, Foxygen… Mais pas seulement. Ce dernier jour est chargé, et il va falloir faire des choix stratégiques : arriver en avance à la scène Club pour Viet Cong par exemple, la capacité d’accueil de cette dernière étant bien trop faible pour certains des groupes qu’elle propose ; pousser les autres festivaliers (pour l’amour de la musique bien sur) et courir de scène en scène.

Malgré tout, aucun regret.

TINALS l’an prochain, on sera là à nouveau, c’est une promesse.

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Claque visuelle et auditive par The Soft Moon

 

foxygen

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foxygen

Le show à l’américaine number one du festival de Foxygen

 

teenanger itw

teenanger itw

Interview de Teenanger, groupe canadien classé cool

 

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interpol

Submergée par l’intensité de la prestation d’Interpol (mais il parait que je suis la seule alors bon)

 

Allah Las

Allah Las

Allah Las

Fin de soirée californienne, Allah Las

 

 

 

Lucie Zorzopian

Photographies : © Lucie Zorzopian

This Is Not A Love Song ’15 // Jour 2

     Fatigués mais enthousiastes, nous voilà de retour sur le site pour le second jour de festivités. Il faut avouer que la programmation d’aujourd’hui semblait moins attrayante, mais l’idée de remuer la tête avec Only Real et Wand (chacun avec une intensité différente, certes) a suffit à nous convaincre de faire l’impasse sur la sieste.

      Le premier concert est en retard (ça tombe bien, on l’était nous aussi) et avec la chaleur écrasante de ce samedi 30 mai tout le monde ou presque s’est réfugié a l’ombre des tentes, bière à la main, pour profiter des shows gratuits de l’après midi. Seuls quelques enfants courent entre les scènes avec des cerf-volants DIY made in TINALS, mais uniquement parce que le soleil se combine bien mieux avec les sodas qu’avec le houblon.

 

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Les voisins montpellierains Volin, sélectionnés pour la finale du concours Sosh aime les inRocKs lab 2015

 

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Les filles de Waxahatchee

 

only real

only real

Chillons ensemble avec Only Real

 

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Ariel Pink & the moon

 

grand blanc

Grand Blanc puissant et poétique

 

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Pari réussi, public sous le charme

 

 

 

Lucie Zorzopian

Photographies : © Lucie Zorzopian

This Is Not A Love Song ’15 // Jour 1

    Parce qu’il arrive un moment où les nuages londoniens lassent, la décision fut prise d’un retour aux sources, une escapade au soleil dans un lieu qui nous est cher et familier, le sud de la France.

    Le fait que cette agréable parenthèse soit planifiée fin mai n’a rien à voir avec le hasard, en bookant nos billets d’avion l’intention était claire : être au This Is Not a Love Song festival pour l’édition 2015. Encore bercé par les doux souvenirs de l’année précédente, il était impossible de ne pas rester fidèle au jeune-mais-déjà-grand festival se déroulant à Nîmes depuis 2013, tant la programmation est, chaque année, impressionnante.

 

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C’est donc paré de notre appareil photo que nous nous sommes rendu à la Paloma, et voici ce que nous y avons trouvé :

 

thurston moore

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Notre roi à tous, Thurston Moore

 

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Gaz Combes en très grande forme

 

caribou

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Nos corps suaves ont ondulé avec Caribou

 

thee oh sees

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Et la soirée s’est terminée de manière mouvementé avec Thee Oh Sees

 

foule

 

 

 

Lucie Zorzopian

Photographies : © Lucie Zorzopian