Motorama – From Russia, With Love

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Rostov-sur-le-Don a deux fiertés : Son musée de l’amitié russo-arménienne, et Motorama. Dans cette bastide située à quelques 900 bornes de Moscou, s’abat depuis maintenant un septennat une vague froide et lancinante, la cold wave brute et incisive de Motorama. Et il faut dire que cette vague-là avait, en 2008 déjà, tout pour devenir un véritable ras-de-marée post punk. « Wife »  issu de leur premier EP Horse est brillant. On y retrouve l’essence même de la cold wave : batterie frénétique, mélodie glaciale et un brin de voix qui n’est pas sans nous rappeler ce joyeux luron de Ian Curtis.

La suite est impeccable, 4 EP’s et 3 albums signés chez Talitres qui témoignent d’une créativité insolente et d’une évolution constante avec, notamment, une importance toute nouvelle donnée aux claviers d’Alexander Norets sur Poverty, leur dernier labeur sortie en janvier dernier.

Enfin, surtout, un brin de voix torturé : celui de Vladislav Parshin (guitare/chant) noyau de la formation qui, sans vraiment que l’on comprenne ce qu’il raconte, nous plonge dans une froideur glaciale, contrebalancée par la douce frénésie des guitares de Maksim Polivanoc et de la batterie de Roman Belenky qui, pieds au plancher, nous ramène en plein cœur du Manchester de 1980.

Objectivement, en seulement 3 albums, Motorama s’est indéniablement imposé comme l’un des acteurs majeurs de la scène cold wave actuelle. D’une vision un peu plus subjective, et certainement poussé par un écrasant excès de zèle, je dirai que Motorama a directement inscrit son nom au Pantheon de la cold wave, aux côtés des illustres Suicide, Bahaus, Joy Division ou Trisomie 21. Vous pouvez toutefois vous faire votre propre avis sur la question en allant les écouter le 26 Octobre prochain au Café De La Danse, à Paris.

 

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